Masterplan (04/2024)
Redéfinir la place de l'urgence
250 places buffer, 1.000 places d’urgence, 2.000 places d’urgence converties en dispositifs d’insertion, 2.000 places en occupations temporaires négociées
Mesures 16, 17
Au 31 décembre 2023, la Région et Vivalis finançaient environ 3.084 places d’hébergement dites d’urgence (en ce compris les hébergements collectifs). Ces lieux peuvent être consacrés à des vulnérabilités spécifiques mais leur accueil est inconditionnel, c’est-à-dire sans sélection des publics accueillis. Le SPRB sera chargé par les autorités bruxelloises de générer en permanence les 3.000 places selon les modalités définies ci-dessous, sachant que le NSS dispose déjà de structures permanentes et que BelRefugees en dispose également. Bruss’help développera avec le soutien des opérateurs d’urgences un mécanisme de concertation avec les communes (Bourgmestre, Police, CPAS) pour l’implantation des centres et les protocoles de collaboration. Ce mécanisme peut prendre la forme d’un plan de répartition mais doit aller au-delà de la répartition. Au-delà du nombre de places, cette mesure du Masterplan consiste en la conversion de deux tiers des places d’hébergement d’urgence en hébergement de transit. Il faut d’abord reconnaître qu’une part significative des personnes qui occupent les places d’urgence y restent un temps certain. Le pragmatisme et la dignité imposent donc qu’on équipe ces structures de capacités
Opérationnalisation (T4 2024 - T1 2025)
L'augmentation des capacités d'urgence, notamment visible dans les derniers dénombrements, reflète une réalité préoccupante : faute de solutions de sortie et d'orientation suffisantes, une proportion importante des bénéficiaires reste durablement dans l'urgence. Pour éviter une remise en rue des plus vulnérables, les centres d'urgence se transforment malgré eux en structures d'hébergement de long terme.
Cette situation concerne particulièrement les personnes sans titre de séjour présentant un niveau de vulnérabilité élevé (problématiques psychologiques, de santé...), ainsi que les familles, avec ou sans titre de séjour, confrontées aux difficultés d'accès au logement abordable.
Ces dernières années, la réponse au sans-chez-soirisme à Bruxelles a été marquée par une forte augmentation des places en hébergement d'urgence, tandis que les solutions d'insertion telles que les maisons d'accueil ou les logements de transit ont connu une évolution beaucoup plus lente. Cette augmentation est en partie due au Brussels Deal, signé fin 2022, qui prévoit la prise en charge de 2.000 places d'urgence via plusieurs opérateurs. Cette mesure, bien qu’indispensable, reste une réponse temporaire à une situation critique, et non une solution structurelle

