Masterplan (04/2024)
Le centre d’hébergement de transit
Nombre de personnes passant de l’hébergement de transit à un logement durable par an
Lorsque la sortie de l’urgence ne permet pas d’aller vers le logement, l’hébergement de transit est la solution intermédiaire. L’essentiel des places actuellement dites d’urgence sont converties en places de transit. Le travail social y est densifié afin d’arriver à une solution pérenne dès que possible. C’est notamment le cas pour les places d’urgence occupées par des personnes sans titre de séjour accompagnées dans la détermination de leur trajet migratoire (cfr. Mesure 16). Cet accompagnement ne peut se faire sans stabiliser la personne ou le ménage dans l’accueil. Les places occupées par des ménages avec enfants scolarisés seront aussi prioritairement transformées en hébergements de transit. L’accompagnement se fait soit directement par l’organisateur du transit, soit par une structure ad hoc selon le besoin des publics concernés. La Région et Vivalis définiront les modalités d’agrément de ces structures, en concertation avec les organisations représentatives
Opérationnalisation (T4 2024 - T1 2025)
Opérateurs
Administrations
Bruss'help
L'augmentation des capacités d'urgence, notamment visible dans les derniers dénombrements, reflète une réalité préoccupante : faute de solutions de sortie et d'orientation suffisantes, une proportion importante des bénéficiaires reste durablement dans l'urgence. Pour éviter une remise en rue des plus vulnérables, les centres d'urgence se transforment malgré eux en structures d'hébergement de long terme.
Cette situation concerne particulièrement les personnes sans titre de séjour présentant un niveau de vulnérabilité élevé (problématiques psychologiques, de santé...), ainsi que les familles, avec ou sans titre de séjour, confrontées aux difficultés d'accès au logement abordable.
Ces dernières années, la réponse au sans-chez-soirisme à Bruxelles a été marquée par une forte augmentation des places en hébergement d'urgence, tandis que les solutions d'insertion telles que les maisons d'accueil ou les logements de transit ont connu une évolution beaucoup plus lente. Cette augmentation est en partie due au Brussels Deal, signé fin 2022, qui prévoit la prise en charge de 2.000 places d'urgence via plusieurs opérateurs. Cette mesure, bien qu’indispensable, reste une réponse temporaire à une situation critique, et non une solution structurelle

